Paléoconf’ - Université Permanente de Paris
Printemps 2026
Publié le vendredi 13 mars 2026 à 10h59min
Ce printemps, devenez incollable en étude de site préhistorique !
En partenariat avec l’Université Permanente de Paris (UPP - Mairie du 13e arrondissement), l’Institut organise régulièrement des conférences en soirée. C’est l’occasion de mettre en avant la recherche actuelle en préhistoire, explorer de nouvelles thématiques, et permettre à tous, chercheurs confirmés comme étudiant en préhistoire, de s’exprimer et de décrire leurs projets.
Pour cette session printanière, le thème est : "Comment étudier un site archéologique ?". Question vaste et plurielle…
Le programme
Conférence 1
Sujet : Les sites préhistorique du sud de la France, étude de cas, Anna Echassoux (Directrice Générale, Institut de Paléontologie Humaine)
Descriptif : Les sites paléolithiques du sud de la France tels que la Caune de l’Arago à Tautavel, dans les Pyrénées-Orientales, ou la grotte du Lazaret, à Nice, dans les Alpes-Maritimes, ont été étudiés durant plus de 50 ans, sous de multiples aspects.
Aujourd’hui, grâce à ces innombrables études entrecroisées, nous sommes capables de révéler des détails précis du mode de vie de leurs occupants entre 600 000 ans et 100 000 ans : à quelles saisons fréquentaient-ils la grotte ? Comment géraient-ils la ressource animale (viande, peaux...) et minérale ? Leurs cultures matérielles variaient-elles dans le temps ? Quelles relations entretenaient-ils avec les grands carnivores ?
Conférence 2
Sujet : Comment étudie t’on un site préhistorique ? Exemples des grottes de Mbanza-Ngungu, Kongo-Central, République Démocratique du Congo, Isis Mesfin (Chargée de recherche, CNRS)
Descriptif : Depuis 2 ans, la reprise des activités de recherche en Préhistoire dans les grottes de Mbanza-Ngungu ont permis de mettre en lumière des occupations humaines inédites entre environ 45 000 ans et 2 500 ans. Cela permet de considérer les cavités de Dimba et de Ngovo comme les plus longues et les plus fines séquences d’occupation humaines de la partie occidentale du bassin du Congo. Ces données inédites ouvrent de nouvelles problématiques de recherche sur les relations entre les groupes humains et les forêts équatoriales.
Conférence 3
Sujet : Enquête archéozoologique dans les montagnes du Zagros iranien : recherches multidisciplinaires sur la grande faune Pléistocène supérieur et Holocène de la grotte de Wezmeh, Angela Noseda (Doctorante en archéozoologie - UMR 7194 Histoire naturelle des Humanités préhistoriques et 7209 BioArchéologie, Interactions Sociétés Environnements)
Descriptif : Le Plateau Iranien compte de nombreux sites préhistoriques, au sein desquels les carnivores sont rarement abondants. La grotte de Wezmeh a été occupée depuis le Pléistocène supérieur principalement par des carnivores, représentés par plus d’une dizaine d’espèces. D’abondants restes de caprinés y ont aussi été découverts. Ont-ils été l’objet d’une prédation, humaine ou carnivore ? Comment aborder la succession de ces occupations dans la grotte ? Une approche multidisciplinaire nous permet d’aborder ces questions.
Conférence 4
Sujet : Le plus vieil outil lithique hors d’Afrique a près de 3 millions d’années. Démonstration par les méthodes de fouille, Anne Dambricourt (Paléoanthropologue, Chargée de recherche, UMR 7194 HNHP - PaléoFED, MNHN)
Descriptif : Le paradigme actuel pour expliquer la présence du genre Homo hors d’Afrique repose sur plusieurs postulats. Le premier est la période d’apparition d’Homo à 3 millions d’années (Ma) maximum, le second concerne les conditions climatiques, à savoir un refroidissement planétaire avec une aridification de leurs écosystèmes, et le troisième, qui en est la conséquence, une dispersion en Asie inconcevable avant le Quaternaire (2,58 Ma) ou l’entrée en glaciation. Les méthodes de fouille appliquées à un outil taillé (chopper) sur le site paléontologique fluviatile de Masol, en bordure de la chaîne himalayenne, révèlent une histoire différente, vieille de près de 3 Ma.
Voir en ligne : Retrouvez le programme de l’UPP